Le Liban à rebours.

Publié le par Mahaut

Attention, article 100% frivole sans la moindre once de sérieux ni grand intérêt à part pour mes amis et famille.


Le Liban, réputé pour la glorieuse féminité de ses filles, libres, conquérantes, séduisantes et séductrices, cultivant leur charme avec tous les moyens possibles, des talons hauts aux bijoux clinquants, du maquillage au bistouri... Le Liban, donc, qui m'a vue arriver en "jeune fille rangée" et muer en "metalleux hirsute"... So much for l'élégance à la française.

Et dire que seulement deux jours avant de partir, le 16 août, j'étais bien plus "libanaise" que jamais je pense l'être au Liban :



Evidemment, il faut que je sois païenne chez les Chrétiens, chrétienne chez les Païens, orthodoxe parmi les catholiques, Française parmi les balkano-slaves orthodoxes, et donc, logiquement, ultra féminine deux jours avant de partir, et Mat-le-metalleux au pays des plus belles fleurs d'Orient... C'est mon côté "Balance cosmique" (ou contrariant, c'est selon). 

Au lieu d'apporter un certain chic parisien (mais vous allez dire, pour l'apporter, il faudrait déjà l'avoir trouvé quelque part... certes certes...) c'est moi qui ai adopté le look "Bourj Hammoud 2016, street wear", avec son "it accessory" : le bracelet en fil de fer orné de perles de plastiques à l'harmonie colorimétrique pour le moins hasardeuse mais fait et offert par un adorable petit garçon ayant échapé à la guerre irakienne.



Outre ce bracelet, j'ai aussi porté quelques jours un joli dizainier rose fuschia, davantage du côté "Pélé de Chartres / Manif' Pour Tous" de la force, offert par une volontaire aussi généreuse qu'enthousiaste et charmante. Mais il a fini par plaire à une petite fille au style de laquelle, il faut bien l'avouer, il convenait bien mieux, et s'est donc retrouvé à son poignet. Entre ça et le port quasi quotidien de chinos achetés spécialement pour l'occasion, les plus grands risques que me fait courrir cette mission sont pour l'instant d'ordre esthétique. Or on ne se méfie jamais assez de la contagion vestimentaire par capillarité : si ça se trouve, à mon retour, je vais acheter une paire de bateaux, VOIRE DE MOCASSINS ! Ou même porter un pull (col en V) noué sur les épaules par dessus un polo. Qui sait... The night is dark and full of terrors... 

 

En analysant les tendances conjonctureles en présence on peut se demander ce qui l'emportera : la perte du micrograme de féminité que j'ai reçu en partage ? la conversion à l'esprit catho-mytho-péchu ? les deux mon colonel ? (mais cela introduirait un "trouble dans le genre" dans l'esprit "catho-mytho-péchu-LMPT" ... diantre ! le Chaos gagne, toujours...).

Je vous laisse extrapoler en tous sens et vous gratifie en attendant d'une selfie toute fraîche datant de ce matin même, qui laisse entrevoir une autre possibilité : la réaction esthétique radicalement inverse et black-metallisation (vais-je prendre l'avion de retour en corpse-paint ? les paris sont ouverts). En fait, je venais simplement de me réveiller ET de me prendre le soleil dans les yeux, d'où l'air peu amène (mais qui pour l'instant fait encore davantage power metal à la Rhapsody que trve black).



PS : Vous pouvez toujours retrouver ces photos et d'autres (plus de chats ! plus de street art ! ) sur mon compte instagram : https://www.instagram.com/tillystormrider/ .
Mais ne vous attendez pas à y trouver des photos des enfants que je rencontre, je suis contre la soumission aux réseaux sociaux de l'image d'enfants qui n'ont pas encore un avis propre et éclairé sur la question. Si c'est pour faire avancer une cause, pour communiquer sur un engagement, fort bien, mais l'association s'en charge déjà avec discernement (sur FB, Twitter, son site...) . Pour ma part, je préfère ne poster que les rares photos avec des personnes de plus de 16/17 ans. 

Commenter cet article