Splendeur phénicienne.

Publié le par Mahaut

[Attention, article 20% culturel, 80% crypto-références science-fictives. Comme ça on garde un rythme de croisière : un article sérieux / un article léger ]


La semaine dernière nous a été accordé le privilège d'une visite guidée du Musée National de Beyrouth par une de ses responsables. La particularité de ce musée archéologique est de ne présenter que des oeuvres ayant été trouvées sur le territoire libanais. C'était pour moi l'occasion d'admirer l'art phénicien dans toute sa splendeur.


Ainsi, rayonnant de la gloire de ses conquêtes, parla le Maître de Guerre, s'adressant à son illustre frère, le Phénicien aux mille victoires : "Putain, on avait dit SOBRE..." 

Les "trônes d'Astarté" ont particulièrement retenu mon attention, dans leur façon de représenter la grande déesse par son absence : le trône est figuré, orné d'attributs caractéristiques (la lune et le soleil, sur lesquels elle règne) et flanqué de deux lions ailés, il crée ainsi l'espace sacré sans en dévoiler la raison indicible, il fait signe vers le centre qu'il tait.


En haut, les trônes d'Astarté, en bas, les usuels Olympiens, pilonnés quant à leurs tronches, avec Zeus sur son trône, Athéna sa fille chérie, le casque à la main, Héra derrière le trône de Zeus, Apollon au centre, jouant de la cithare (à 12 cordes ? who knows...), Léto assise et, derrière elle, Artemis-the-evermaiden.

Sans étonnement aucun, on trouve maints bijoux d'or et d'améthyste, une fascinante lame rituelle à l'ornement ophidien, des miroirs, des pigments de pourpre (spécialité locale), des fioles délicates que l'on imagine avoir contenu des fragrances entêtantes, des verres aux couleurs hallucinées dans une débauche chaotique de nuances psychédéliques, des marbres somptueux à la perfection inhumaine et aux proportions divines (true story bros : il y a un buste de marbre blanc qui donne une assez bonne idée de ce que pourrait être la stature d'un primarque). Bref, on se serait cru à bord de The Emperor's Pride.


Souvenirs de Laeran... (dat khopesh, tho...) 

C'est donc tout naturellement que, lorsque nous avons proposé une activité "bracelets brésiliens" à des jeunes adolescentes, j'ai choisi pour le mien le violet et, à défaut d'or, le jaune (ce moment tragique où l'on va à l'encontre de ses goûts propres par attachement symboliste à une obscure référence ultra nerd, en sachant fort bien que cela ne sera vu par le reste du monde que comme "de bon gros goûts de merde").


L'aigle - > check
le miroir -> check
l'épigraphie phénicienne -> check
les piercings horusiens, garantis 100% hérésie -> check


Même le temps, ces derniers jours, était digne du Water bringer of Chemos, dieu des eaux chtoniennes et ouraniennes : lourd, orageux, menaçant mais retenant ses eaux. Du tantrisme climatique en un sens, chaud et humide.

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